Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a suscité de vives réactions après ses déclarations au sujet de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, écarté de la Coupe du monde 2026 après s’être vu refuser l’entrée aux États-Unis.
S’exprimant au micro de Robert Marawa sur 947, le responsable politique sud-africain a affirmé soutenir la décision des autorités américaines, tout en s’interrogeant sur l’utilisation présumée d’un passeport diplomatique par l’officiel somalien.
« D’après les informations que nous avons reçues, cet arbitre a voyagé avec un passeport diplomatique. Or, il n’est pas diplomate. Partons de ce constat. Même si j’étais président, je ne l’autoriserais pas à entrer dans le pays. Que fait-il avec un passeport diplomatique ? Est-il un homme politique ? Même si j’étais président des États-Unis, je n’autoriserais pas Omar Artan à entrer dans le pays », a déclaré Gayton McKenzie.
Ces propos tranchent avec les nombreuses marques de soutien dont Omar Artan a bénéficié depuis le début de cette affaire. Plusieurs personnalités du monde politique et sportif avaient notamment exprimé leur solidarité à l’égard de l’arbitre somalien, considéré comme une figure importante de l’arbitrage africain.
Toutefois, les affirmations du ministre sud-africain concernant l’utilisation d’un passeport diplomatique n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part de la FIFA, de la CAF ou des autorités somaliennes.
L’affaire Omar Artan continue ainsi de diviser l’opinion publique, entre ceux qui considèrent que les États-Unis ont agi dans le cadre de leurs prérogatives souveraines en matière d’immigration et ceux qui dénoncent une décision ayant privé un arbitre africain d’un rendez-vous historique avec la Coupe du monde.

