Le Syli National s’apprête à entrer dans le vif du sujet. La Guinée débutera sa campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 par un déplacement particulièrement important en Afrique du Sud, le samedi 26 septembre à l’Orlando Stadium de Johannesburg. Quatre jours plus tard, les hommes de Paulo Duarte recevront le Kenya à Conakry.
Mais pourquoi cette première rencontre est-elle déjà si importante pour la Guinée, alors que les éliminatoires ne font que commencer ?
Une seule place à prendre dans le groupe D
Le Syli National évolue dans le groupe D en compagnie de l’Afrique du Sud, du Kenya et de l’Érythrée. Sur le papier, un groupe particulièrement relevé, avec notamment les Bafana Bafana, une sélection régulièrement présente sur la scène continentale, et le Kenya, l’un des trois pays hôtes de la CAN 2027 avec l’Ouganda et la Tanzanie.
Et c’est justement la présence du Kenya qui change complètement la donne.
Le Kenya est automatiquement qualifié pour la phase finale en tant que pays hôte. Dans les groupes contenant un pays organisateur, une seule place supplémentaire est donc attribuée aux autres sélections. Autrement dit, dans le groupe D, la Guinée, l’Afrique du Sud et l’Érythrée se disputent essentiellement un seul billet qualificatif.
Le scénario est donc simple : si le Kenya termine premier du groupe, l’équipe classée deuxième parmi les trois autres sélections se qualifiera. En revanche, si le Kenya ne termine pas en tête, la meilleure équipe derrière lui devra tout de même occuper la première place parmi les autres prétendants. Pour la Guinée, chaque point peut donc avoir une importance considérable.
L’Afrique du Sud, le principal obstacle ?
C’est dans ce contexte que le déplacement à Johannesburg prend toute son importance. L’Afrique du Sud fait partie des adversaires les plus sérieux du groupe. La sélection sud-africaine figure également parmi les équipes du premier chapeau lors du tirage des éliminatoires.
La Guinée devra donc se mesurer à un adversaire de qualité, chez lui, devant son public. Paulo Duarte ne cache d’ailleurs pas l’importance de cette rencontre. Dans une interview accordée à Guineenews, le sélectionneur portugais avait expliqué que l’Afrique du Sud constituait un adversaire direct et souligné l’importance de réussir cette première étape avant de recevoir le Kenya à Conakry.
Un succès à Johannesburg permettrait évidemment au Syli de prendre trois points précieux. Mais même un résultat positif autre qu’une victoire pourrait peser lourd dans la suite de la compétition.
L’objectif sera surtout de ne pas laisser l’Afrique du Sud prendre immédiatement une avance importante dans la course à la qualification.
Un déplacement avant un match à domicile
Le calendrier offre ensuite à la Guinée une situation intéressante : après son déplacement en Afrique du Sud, le Syli retrouvera son public pour affronter le Kenya le 1er octobre à Conakry.
La CAF a officiellement programmé cette rencontre à Conakry, quatre jours seulement après Afrique du Sud–Guinée.
Paulo Duarte a d’ailleurs insisté sur l’importance du retour du Syli à domicile. Après plusieurs années à évoluer loin de ses bases, la sélection guinéenne pourra enfin compter sur son public dans cette campagne.
L’enjeu est donc clair : revenir d’Afrique du Sud avec quelque chose dans les valises avant de tenter d’enchaîner devant les supporters guinéens.
La Guinée doit éviter de courir derrière les autres
Le Syli National sort également d’une période particulière. La Guinée n’a pas participé à la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations et veut retrouver rapidement la plus grande compétition du continent.
Cette campagne constitue donc une nouvelle opportunité de remettre la sélection sur la scène africaine.
Mais dans un groupe où une seule place est réellement disponible pour les équipes qui ne sont pas hôtes, il faudra éviter de perdre trop de terrain dès les premières journées.
La première fenêtre internationale sera d’ailleurs particulièrement importante : la Guinée affrontera successivement l’Afrique du Sud puis le Kenya, tandis que l’autre rencontre de la première journée opposera le Kenya à l’Érythrée.
Les résultats de ces deux premières journées permettront déjà de donner une première indication sur la hiérarchie du groupe.
Une alerte autour du déplacement
À quelques jours du départ, une autre question mérite également l’attention : les conditions dans lesquelles la délégation guinéenne effectuera ce déplacement.
Le journaliste guinéen Tanou Diallo avait déjà révélé en août que la Fédération Guinéenne de Football avait saisi la CAF au sujet des inquiétudes sécuritaires liées au déplacement en Afrique du Sud. La CAF avait alors indiqué que la sécurité des équipes, des officiels et des supporters constituait une priorité et que son évaluation ne faisait pas apparaître de risque majeur susceptible de compromettre la rencontre.
Ces dernières préoccupations montrent néanmoins que la préparation d’un match international ne se limite pas au terrain.
La Fédération et les autorités doivent veiller à ce que la délégation dispose de toutes les garanties nécessaires : transport, hébergement, sécurité, organisation du séjour et conditions optimales de préparation. Car face à une équipe comme l’Afrique du Sud, le moindre détail peut compter.
Le Syli doit déjà montrer ses ambitions
Le match du 26 septembre ne décidera évidemment pas à lui seul du futur de la Guinée dans ces éliminatoires. Il restera encore quatre journées à disputer après cette première fenêtre.
Commencer par un bon résultat à Johannesburg permettrait au Syli National de lancer sa campagne sur de bonnes bases et surtout de ne pas laisser son principal concurrent direct prendre une avance dans la course au seul billet qualificatif disponible pour les sélections non hôtes du groupe D.
La Guinée devra ensuite confirmer à domicile face au Kenya, avant de poursuivre les éliminatoires en novembre puis en mars 2027. Après avoir manqué la dernière CAN, le Syli National veut retrouver le rendez-vous continental.
Pour y parvenir, il faudra commencer par bien négocier ce premier grand rendez-vous à Johannesburg.
