Alors que la Guinée a officiellement annoncé sa candidature à l’organisation des Coupes d’Afrique des Nations (CAN) 2032 et 2036, les réactions se multiplient.
Pour Tanou Diallo, journaliste sportif guinéen et officier médias de la CAF, ce projet n’est pas irréalisable, à condition de s’appuyer sur une réelle volonté politique et sur les ressources nécessaires.
« Dire que c’est un défi irréalisable ou un défi insensé ? Moi, je dirais qu’on peut faire confiance aux nouvelles autorités, parce que je les trouve plus pragmatiques que celles qui étaient là pour l’organisation de la CAN 2025 », estime-t-il.
Selon lui, l’une des principales différences réside dans la place accordée aujourd’hui au développement des infrastructures et aux grands projets nationaux.
« Rappelez-vous, à l’époque, on avait Alpha Condé comme président de la République et la CAN n’a jamais été une priorité. Il n’a jamais intégré l’organisation de la CAN dans le programme de développement national », rappelle le journaliste sur TV5 Monde.
Tanou Diallo estime en revanche que les autorités actuelles disposent d’un contexte économique qui pourrait permettre à la Guinée de mieux préparer une éventuelle organisation de la compétition.
« Pour les autorités actuelles, ils ont un mégaprojet minier qui est en cours d’exploitation. C’est-à-dire le projet Simandou. Et dans ce projet Simandou, il y a une feuille de route de développement », explique-t-il.
Pour le journaliste, cette dynamique de développement pourrait constituer un levier important pour la réalisation des infrastructures nécessaires à l’accueil d’une CAN. Il estime ainsi que la candidature guinéenne mérite d’être prise au sérieux, même si le chemin reste long et exigeant.
La Guinée devra désormais convaincre la Confédération africaine de football de la solidité de son projet, notamment à travers ses infrastructures, ses capacités d’accueil et son plan de développement à long terme.

