L’ancien international guinéen Baïssama Sankho, qui compte 17 sélections avec le Syli National, est revenu sur l’une de ses expériences les plus difficiles vécues en équipe nationale.
Invité récemment de Yeelen Football Show, l’ancien défenseur a raconté les conditions dans lesquelles la sélection guinéenne avait effectué un déplacement en Ouganda. Une expérience qui, selon son témoignage, reste l’un de ses plus mauvais souvenirs avec le Syli National.
À l’époque, la Guinée devait disputer une double confrontation internationale. Après avoir joué le premier match en Guinée, les joueurs devaient se rendre en Ouganda pour la seconde rencontre.
Un voyage particulier vers l’Ouganda
Selon Baïssama Sankho, après le premier match disputé en Guinée, la délégation guinéenne est d’abord rentrée en France, à Paris, avant de repartir ensuite vers l’Ouganda.
« On avait deux matchs en Afrique, on a joué un match à domicile. Tu sais ce qu’on avait fait ? On est revenu en France, à Paris. On a dormi en France pour repartir en Afrique, précisément en Ouganda. Je ne dis pas n’importe quoi », raconte-t-il.
À son arrivée en Ouganda, l’ancien international guinéen affirme que les conditions d’hébergement étaient particulièrement difficiles.
Pas d’eau dans les chambres et une nourriture problématique
Baïssama Sankho raconte notamment son arrivée à l’hôtel avec Ibrahima Traoré, autre ancien cadre du Syli National.
« On arrive là-bas, ils nous accueillent comme des fous. Moi et Ibou (Ibrahima Traoré), on rentre dans les chambres d’hôtel : pas d’eau, la nourriture, elle est sur le côté. Les gens, ils rigolent avant de nous servir », explique-t-il.
Face à ces conditions, certains joueurs auraient préféré se contenter de ce qu’ils avaient emporté avec eux depuis la France. « Déjà, nous, on avait nos chips de Paname, de l’aéroport et tout. On ne mange que ça », poursuit l’ancien défenseur.
La Fédération intervient et change d’hôtel
La situation aurait finalement poussé la Fédération à intervenir. Selon le récit de Sankho qui n’a pas précisé c’était quelle fédération, l’équipe guinéenne a changé d’hôtel dès le lendemain.
« Le lendemain, la fédération fait un communiqué pour changer d’hôtel. C’était du n’importe quoi », témoigne-t-il.
Un changement qui montre que les conditions initiales d’accueil de la sélection guinéenne avaient également posé problème aux responsables.
Une heure pour parcourir cinq kilomètres
Les difficultés ne se seraient toutefois pas limitées à l’hébergement. Pour se rendre à l’entraînement, la délégation guinéenne aurait également été confrontée à d’importants problèmes de circulation.
« On part pour s’entraîner, les Ougandais ne mettent pas d’escorte. On était dans les embouteillages pour faire cinq kilomètres pendant une heure », raconte Baïssama Sankhon.
Une fois arrivés au stade, un autre problème attendait encore les joueurs guinéens. « On arrive dans le stade, il n’y a pas d’éclairage », poursuit-il.
Un souvenir encore marqué
Sans préciser dans l’émission la date exacte de cette double confrontation ni la compétition concernée, Baïssama Sankhon a présenté cet épisode comme l’une de ses pires expériences avec le Syli National.
Son témoignage met en lumière les difficultés logistiques auxquelles la sélection guinéenne pouvait être confrontée lors de certains déplacements internationaux, notamment en matière de transport, d’hébergement et de conditions d’entraînement.
Né à Nogent-sur-Marne, en France, Baïssama Sankhon a porté le maillot du Syli National de 2013 à 2019, avec un total de 17 sélections. L’ancien joueur de l’En Avant Guingamp garde ainsi plusieurs souvenirs de son passage en équipe nationale, dont celui-ci, particulièrement marquant.
